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Lobbes-Centre : Potentialités urbaines et patrimoniales.


« Lobbes fait partie des entités de la région qui sont en pleine extension touristique. Il faut dire qu’elle possède tout le potentiel nécessaire pour pouvoir développer des attractions de qualité. Seul reste à valoriser et à investir tant dans ce patrimoine architectural que naturel. Lobbes a en effet la chance d’être située dans un écrin de verdure et d’avoir conservé les caractéristiques d’une cité médiévale : ruelles, collégiale, vieilles pierres, jardins monastiques, abbaye. Tout à Lobbes respire l’histoire et le passé. La mise en valeur de ses richesses ne fait que débuter (…) » , la Dernière Heure, 16/08/2005.

Comme l’indique cet extrait de presse, le formidable potentiel de Lobbes n’échappe pas au visiteur un peu averti. Outre quelques joyaux architecturaux, la localité préserve une grande partie de sa morphologie urbaine médiévale : la collégiale sur sa butte dominant la place et le paysage, la Sambre en contrebas formant un sillon de verdure, les voiries sinueuses soulignées de murets et parsemées de constructions anciennes, ainsi que les venelles grimpant vers la collégiale. L’installation du chemin de fer et le démantèlement de l’abbaye ont, par contre, profondément modifié la physionomie urbaine créant une césure entre les éléments patrimoniaux.

Dans le cœur urbain, le développement de l’époque industrielle n’est pas vraiment marqué par la création de nouveaux quartiers mais par une densification progressive des fronts de rue. Le résultat est une interpénétration des deux images architecturales des époques préindustrielles et industrielles. Si les ensembles architecturaux sont peu nombreux, une certaine cohérence urbaine se dégage toutefois, grâce, notamment, aux gabarits harmonieux des constructions. Cette cohérence est par endroits dégradée par le manque d’entretien de certains bâtiments, souvent le long des grands axes, ou le fait qu’ils ont fait l’objet de petites interventions inadéquates. La qualité des ambiances urbaines est souvent le fait d’une interaction exceptionnelle entre architecture et nature. Le maintien de ce cadre naturel remarquable offre des respirations et agrémente les possibilités de cheminements de valorisation touristique à créer.

Point culminant, repère et pôle touristique majeur de la région, la collégiale est le « bâtiment-phare » de Lobbes. En dehors du classement du monument comme patrimoine exceptionnel au niveau wallon, les abords du site ne sont pas protégés de manière spécifique. Toutefois, la présence de la Zone urbaine protégée (ZPU) apporte une protection générale.

S’il ne reste plus de trace des bâtiments conventuels de l’abbaye (sauf archéologiques ou dispersées dans les habitations lobbaines), il subsiste quelques témoins architecturaux remarquables liés à l’enceinte (Portelette) et à la ferme abbatiale (dite « Basse-Cour »). La Portelette est classée comme monument et ses alentours comme site depuis 1980. C’est le seul monument classé actuellement avec la collégiale. Or, l’inventaire, réalisé en 1983, reprend quarante-cinq monuments de grande valeur architecturale, dont huit possèdent une pastille, ce qui justifierait leur classement. Il s’agit de l’ancienne abbaye, des deux anciennes fermes abbatiales (brasserie et ferme attenante), de la clinique Saint-Joseph, du pavillon Louis XVI situé rue des Quatre-Bras, n° 4, ainsi que des maisons du XVIIIème siècle situées aux n° 20 rue des Gaux et nos 1-5 Tienne du Notaire. Outre l’impact favorable que pourrait produire le lancement d’une campagne de classement pour sensibiliser la population lobbaine à son patrimoine et la sensibiliser à son meilleur entretien, l’établissement d’un périmètre de protection de l’ancien site abbatial, et parallèlement sa meilleure visualisation, seraient bénéfiques à la valorisation touristique, en renforçant la mémoire des lieux.

 Les éléments intéressants sont :

 l’inscription remarquable dans le paysage du noyau bâti dominé par la collégiale et traversé par la Sambre, et sa perception à partir de différents points de vue exceptionnels;
 les percées vertes depuis le noyau vers le paysage environnant montrant la cohésion entre bâti et paysage (ex. depuis la place communale vers la Sambre, depuis la rue des Gaux vers la vallée du Laubach, …);
 le potentiel des ambiances urbaines souvent inscrites dans un cadre naturel apte à les mettre en valeur : le quartier de la collégiale (ruelle du Curé, rue Albert Ier), le quartier des Gaux et de la rue de l’Entreville, le quartier de la Sambre et de la rue du Halage, les rues de la Saline et de la Grattière;
 la présence d’un édifice classé patrimoine exceptionnel wallon, la collégiale Saint-Ursmer, renforcée par l’intérêt urbanistique exceptionnel de son site (jardin du presbytère, rampe d’accès, …), qui permet un effet d’entraînement sur le reste du patrimoine;
 l’ambiance calme et bucolique du réseau des venelles aux abords de la collégiale, formant avec celle-ci, un ensemble à haute valeur touristique;
 le potentiel élevé de la place communale, sa proximité par rapport aux sites touristiques, ainsi que sa configuration apte à accueillir diverses activités en rapport avec sa fonction et son ouverture sur les paysages environnants;
 les vestiges subsistants du site de l’abbaye (Portelette, fermes abbatiales, et clinique Saint-Joseph);
 la présence d’un remarquable patrimoine bâti de l’époque préindustrielle, notamment aux abords de la collégiale, qui pourrait être inclus dans une zone de protection, mais aussi l’existence d’intéressants témoins architecturaux de l’époque industrielle ne figurant pas à l’inventaire mais qui mériterait une protection (ancien pensionnat de la visitation, ancienne maison communale, petits châteaux urbains et demeures bourgeoises, …);
 l’existence d’un « petit patrimoine des rues et des façades » riche et diversifié, rehaussant tant l’espace public (murs et murets, perrons et revêtements de voirie, éclairage public, enseigne et signalisation, …) que l’architecture elle-même (ferronneries, menuiseries des portes, fenêtres et lucarnes, …).

Les problématiques à améliorer sont :

 la place communale et la voirie qui la borde dont le haut potentiel est mal exploité;
 les bords de Sambre, pont et carrefour présentant une dangerosité importante et dont les aménagements sont à améliorer;
 les entrées et traversées du noyau : au sud, la rue de la Grattière, qui génère un important sentiment d’insécurité dû à la vitesse des véhicules et à l’étroitesse des trottoirs et au nord, les rues de l’Entreville et des Bonniers dont le caractère est plus routier qu’urbain;
 l’aménagement des abords de la collégiale et de sa signalisation digne du patrimoine exceptionnel qu’ils constituent. En outre, l’absence de protection des intérieurs d’îlots, notamment la présence d’annexes délabrées qui dévalorisent le potentiel du site, pourrait être régulée par un règlement d’urbanisme. De plus, la mise en valeur des jardins suspendus nécessite notamment l’entretien et la gestion des murets;
 l’absence de valorisation touristique du site de l’abbaye et de la ferme;
 la difficulté de franchissement du site de la Portelette (poids lourds, tracteurs) ainsi que le risque de destruction par le trafic;
 la déstructuration des ensembles urbains ayant un impact défavorable sur l’image du centre et rendant difficile la sensibilisation de la population ainsi que l’organisation d’une politique patrimoniale indispensable au tourisme;
 l’absence de réglementation urbanistique, aujourd’hui rencontrée par la Zone urbaine protégée (ZPU) qui amènera une gestion plus cohérente, et la protection de la qualité de la perception du noyau bâti depuis les sites touristiques;
 le délabrement du revêtement de voirie dans certaines rues et ruelles communales;
 les abords de l’école communale à aménager et embellir;
 la placette à l’arrière du rond-point des Bonniers à valoriser par quelques travaux d’embellissement;
 les abords de la gare qui méritent une restructuration et, notamment, la gestion globale du problème du stationnement;
 la question de l’avenir touristique du vicinal ainsi que la non exploitation et le délabrement de l’espace actuel aux abords du rond-point des Bonniers;
 le manque de protection du paysage, notamment la particularité trop peu exploitée de l’inscription remarquable du noyau dans le vallon de la Sambre qui devrait être un guide pour définir des partis urbanistiques;
 l’absence de gestion des zones d’Aménagement Différé définies par le Plan de secteur et de la problématique de la densification;
 le phénomène de dispersion des lotissements, non contraints par les permis d’urbanisme et dont l’impact est important sur le paysage;
 la non-intégration de certaines constructions contemporaines dans le bâti existant;
 l’entretien préventif de la maison communale;
 la problématique du décapage des enduits et des sablages agressifs rendant les briques poreuses et prêtes à se dégrader davantage;
 le manque de respect des bonnes pratiques de rénovation/restauration et, notamment, la nécessité d’un entretien régulier du « petit patrimoine » des façades (ferronneries, menuiseries, …) afin d’assurer sa conservation. Parallèlement, le déficit en matière de monuments classés.

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